Le secteur du bio sort d’une forte expansion jusqu’à la période COVID. BioVaud s’est penché sur la suite de ce développement, c’est-à-dire l’élaboration d’un plan d’action pour l’avenir de l’agriculture vaudoise, en réponse aux défis actuels.
Via un questionnaire donné aux agriculteur·trices vaudois·es bio et conventionnel·les, à diverses organisations du monde agro-alimentaire, ainsi qu’aux consommateur·trices, une analyse s’est portée sur les structures des fermes et sur la vision actuelle et future des participant·es sur l’agriculture.
Face au contexte actuel, comme l’augmentation des coûts de production et la baisse des dépenses alimentaires des ménages, il est nécessaire de développer des stratégies adaptées à ces évolutions.
Par l’implication des acteur·trices concerné·es, BioVaud souhaite co-construire des solutions innovantes en prenant compte des diverses perspectives.
L’analyse des réponses révèle à la fois des points communs et des différences entre les exploitations biologiques et conventionnelles. Parmi les similitudes : plus de 40% des responsables d’exploitations ont plus de 50 ans, de nombreuses fermes s’interrogent sur leur avenir et leur transmission, les agriculteur·trices partagent une volonté d’améliorer la qualité et la fertilité des sols et leur vision de l’avenir reste plutôt pessimiste (inquiétudes concernant la rentabilité, les effets du changement climatique et la hausse des coûts de production).
En ce qui concerne les divergences, les exploitations biologiques se distinguent par une plus grande diversité en termes de taille et de production. Elles sont également davantage impliquées dans la vente en circuit court (plus de la moitié pratiquant la vente directe) et misent sur la durabilité des systèmes et la diversification des fermes. Alors que les fermes conventionnelles sont généralement plus grandes, la tendance est plutôt à l’agrandissement des exploitations et à l’optimisation de la productivité.
Toutefois, moins de 10% des personnes sondées envisagent une reconversion vers le bio, ce qui confirme que la vague de conversions observée avant 2020 est désormais terminée.
Par ailleurs, les consommateur·trices expriment un souhait clair : pouvoir accéder à des aliments issus d’une agriculture locale et respectueuse de l’environnement. Les organisations interrogées, quant à elles, misent sur le développement du système agroécologique à l’avenir. Dans ce contexte de contraction du marché des circuits courts, il apparaît essentiel de soutenir toutes les initiatives innovantes favorisant une agriculture vaudoise en harmonie avec la nature et proche des attentes des consommateur·trices.
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