Ce projet a pour objectif d’optimiser l’utilisation des vermifuges en s’appuyant sur des analyses de laboratoire et une gestion approfondie des pâturages, garantissant ainsi leur efficacité à long terme. Il intègre plusieurs dimensions essentielles, telles que l’immunité des animaux, l’épidémiologie des parasites et des considérations agronomiques.
Ainsi, la lutte contre les parasites ne repose plus uniquement sur l’administration de substances pharmaceutiques. Étant donné que les vétérinaires sont les prescripteur·trices, l’initiative vise à instaurer une stratégie de gestion réfléchie en collaboration avec les vétérinaires du canton de Vaud, avec la participation de quatre cabinets.
Le projet visait à échanger avec les vétérinaires et appliquer également des aspects agronomiques dans la gestion des parasites, ainsi que développer les outils de laboratoire pour pallier le manque dû à la baisse de vente de médicaments.
Valider la méthode de prévention pour éviter l’infestation par les strongles gastro-intestinaux (SGI) des jeunes bovins en première pâture, et ce peu importe les conditions météorologiques. Évaluer la réussite de la méthode par des analyses coprologiques, analyses sanguines (pepsinogène) et si possible le gain moyen quotidien.
Un suivi de 10 fermes a été réalisé sur toute l’année à partir d’avril-mai 2023. Les analyses ont révélé une faible pression de SGI dans les exploitations étudiées, qui découlerait d’une gestion déjà efficace des pâturages et d’une sensibilité accrue des agriculteur·trices à cette problématique.
Les données sur le pepsinogène confirment que le recours aux vermifuges n’est généralement pas nécessaire pour lutter contre les parasites internes des bovins dans les fermes concernées, mais qu’il se justifie avant tout pour l’amélioration de l’état général d’animaux affaiblis, dont la présence de quelques SGI pourrait aggraver la condition.
Lecture du tableau des résultats (PDF) : Le taux de pepsinogène dans le sang constitue un indicateur du nombre de larves de SGI présentes chez le bovin. Plus ce taux est élevé, plus la charge larvaire augmente et plus le niveau d’infestation est important. Cette coenzyme, normalement localisée dans la muqueuse de la caillette (organe chez les ruminants), peut se retrouver dans le sang lorsqu’elle est endommagée comme c’est le cas en présence de SGI. Les analyses sont effectuées soit individuellement, soit par échantillon (= pools) de cinq à six génisses. Lorsque les valeurs approchent 1’000 mUTyr, les bovins analysés dans des pools sont testés individuellement. Un traitement est nécessaire à partir de 1’500 mUTyr lors d’élevage intensif et un traitement sanitaire est requis lorsque la valeur atteint 2’500 mUTyr.
Concernant le Gain Moyen Quotidien (GMQ), uniquement deux exploitations ont procédé à l’analyse : 668 gr pour la ferme 9 et 420 gr pour la ferme 10. Cette mesure ayant été faite à la chevillière et non avec une balance, les données sont moins précises et ne permettent pas de corrélation avec l’infestation.
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