Ce projet vise à étudier l’impact de l’apport de basalte (roche magmatique volcanique) sur une parcelle de Chasselas au domaine du Château de Crans. Grâce à une collaboration avec un doctorant de l’Université de Lausanne, le projet s’oriente également sur la séquestration du carbone.
Contrairement aux autres études traitant du cycle organique du carbone, ce projet, précurseur en Europe, concerne l’évaluation de la potentielle séquestration du carbone sous forme inorganique par le cycle silicate/carbonate, qui régule les niveaux de CO2 dans l’atmosphère à l’échelle géologique et ainsi la température globale terrestre. VitiBasalte a donc pour but d’évaluer la potentielle séquestration du carbone à l’échelle humaine par l’apport de basalte finement broyé.
Au niveau de la vigne, l’épandage de basalte a entraîné une diminution de la pression de l’oïdium ou de mildiou chaque année de suivi, une augmentation de l’azote assimilable des baies de 215 mg/l à 285 mg/l, ainsi qu’une augmentation significative du sucre de 70,5° Oe (164,9 g/l) à 75° Oe (175 g/l).
Quant au sol, l’apport de basalte a permis une augmentation de la respiration du sol et de la population de vers de terre, l’augmentation du paramagnétisme et la réduction du redox. La diminution du redox signifie une réduction et donc un stockage d’énergie, alors que l’oxydation favorise une libération d’énergie. Dans ce cas de volonté de séquestration, donc de stockage, l’oxydation n’est pas désirée. Les résultats révèlent des signaux chimiques et minéraux du sol indiquant une altération des silicates et donc une séquestration du carbone à l’échelle humaine. La séquestration du carbone est possible lors d’apport conséquent de basalte (10 à 20 t/ha).
Toutefois, la quantité de carbone séquestré n’est pas aussi optimale sur le terrain (au maximum 100 à 200 kg de carbone) que dans les projections en laboratoire (attendu : 1’000 à 2’000 kg/ha) et l’épandage de fortes doses de basalte semble peu réaliste en viticulture à l’avenir pour diverses raisons : volumes importants et risques liés aux métaux lourds, notamment.
L’évaluation de l’intérêt de l’épandage de basalte va se poursuivre, mais avec une focalisation sur l’aspect santé de la vigne et des sols. Des thématiques reprises dans les essais du groupe Vigne&Avenir.
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